Dix-sept ans après son instauration dans la ville de Bukavu, l’Institut Supérieur des Arts et Métiers (ISAM) peine encore à se positionner comme institution pratique majeure des arts et métiers au niveau local. Pour améliorer sa réputation, une assise de deux jours a rassemblé les professionnels de cette école d’art au cours des états généraux. L’objectif est de redéfinir les stratégies qui contournent les défis actuels de croissance et du progrès académique.
Deux jours durant, le corps administratif, académique, scientifique, ainsi que les anciens étudiants ont procédé à une autoévaluation du fonctionnement de l’ISAM/Bukavu. Des discussions, sont assortis deux défis majeurs limitant le positionnement de l’ISAM comme institut réputé. Il s’agit de défis humains en termes de capacitation des agents administratifs internes et les défis liés aux infrastructures. A cela s’ajoute l’absence des stratégies marketing qui accroitront l’effectif estudiantin et la collaboration entre enseignants et étudiants.
Ce rassemblement a été un canal de rappel de l’implication de tous les acteurs académiques à l’amélioration des stratégies d’enseignement.
Pour le professeur Riziki Walumona Jacques, Directeur Générale de l’ISAM/Bukavu, l’espoir nait de ces assises projette une institution stable et capable d’assurer une formation et un accompagnement académique durable : « Dans ces assises, nous avons non seulement présenter deux principaux défis mais nous avons pensé qu’il faut promouvoir la formation des enseignants et chercher à long termes à localiser l’ISAM/Bukavu. Mais actuellement tout ce que nous pouvons faire, c’est améliorer les conditions dans lesquelles nous travaillons ».
Madame Belize Munyerenkana, ancienne étudiante de l’ISAM et responsable de la maison Binty Couture, s’est réjoui de cet espace d’expression de son vécu académique, pour d’une manière décrier certaines mauvaises actions et d’autres, proposer des solutions qui apprêtent le futur académique: « J’espère et j’ai foi que le futur de l’Isam sera meilleur. Je conscientise toujours nos jeunes sœurs à savoir s’imposer et tailler leur propre chemin en regardant quelque chose de plus qu’elles peuvent apporter à cette société ».
Eulalie Mufungizi Zawadi, Assistante et Cheffe de département d’accueil, protocole et relation publique prend l’engagement d’une autoformation continue. Son objectif est de mettre à niveau continuellement ses connaissances afin de former des étudiants utiles à la communauté: « ce que je pense relever comme défi est au niveau de la recherche. Je vais prendre ce secteur comme étant ma priorité ».
Les états généraux institutionnels de l’ISAM/Bukavu ont connu la participation des quelques professeurs des universités locales voisines comme l’UOB, l’UCB, l’UNP, ainsi que ses anciens directeurs généraux. Ils se sont clôturés sur une note de renforcement de réseau entre membres internes et l’espoir d’une école artistique qui constitue une valeur dans la région des grands-lacs.
Kathia Amina